Départ matinal...
Poo, il est 5 heures... Pari perdu avec David : ce matin, il pleut, alors que mon téléphone intelligent (il est si intelligent qu'il fait tout bien... sauf téléphoner) et son application "Meteo Espana" prédisait du grand soleil pour les 5 jours ! L'enjeu du pari, una cerveza, que nous savourerons ensemble plus tard !

L'étape du jour, la seconde dans les Asturies, me réconcilie avec le Camino del Norte, après des dizaines et des dizaines de km de carreteras parcourus en Cantabrie, depuis Bilbao. Ici, encore quelques tronçons de ce maudit bitume mais rien à voir avec ce que nous avons du endurer précédemment... De beaux villages avec des maisons à balcons, des forêts de chênes et châtaigniers - et malheureusement beaucoup d'eucalyptus -, des chemins entre montagne et mer... Je revis !

Le temps est parfait pour randonner, ciel entre nuages et soleil accompagné d'une fine pluie matinale mais pas de quoi détremper un pèlerin !  Jusqu'à Nueva, je marche au radar avec un léger de tête. Maintenant je sais qu'il disparaîtra instantanément au premier cafe con leche. Aussi, à la première pause : ce seront deux cafés sinon rien !

Je rattrape Robert, la vingtaine, un allemand de Leibzig qui m'explique combien il apprécie le style de vie espagnol, chaleureux, vif, direct... loin de la froideur des gens du nord... Un sentiment que je partage également. Et plus loin, un couple d'anglophones lourdement chargé et accompagné de leurs enfants de 5 et 9 ans. 

L'auberge de San Esteban de Lèces comporte 38 places mais l'hospitalera, très sympathique, propose des matelas aux suivants. Pas de cuisine, jardin sympa, vue sur la mer au loin...

J'y retrouve Tara et Bart, les jeunes irlandais croisés une première fois à la sortie de Bilbao et qui, depuis, a eu toutes les difficultés pour obtenir des places dans les gîtes ou les pensions au fil des étapes. Ce qui les a même forcé à faire une étape de... 50 km aujourd'hui ! On y revient donc, au sujet principal qui me turlupine depuis le début, càd la difficulté de trouver un hébergement sur le Camino del Norte quand on n'a pas envie de courir et qu'on ne maîtrise pas la langue du pays. Chaque fin d'étape engendre un stress : logement ou pas ? A Santillana del Mar ils ont ainsi été forcé de dormir dans le jardin de l'Albergue, bercé toutes les heures par les cloches de l'église. Mais il leur reste toutefois quelques moments forts comme cette dame de 80 ans qui s'est démenée pour leur trouver un logement bon marché... Bienvenue sur le Camino del Norte !...

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