Concentration de pèlerins sur le Camino francès...
Trentième et dernier jour de marche aujourd'hui, ultime petite étape de 20 km sans aucune difficulté pour arriver à Santiago.

Départ à la madrugada, à la lampe de poche; On ne change pas un départ matinal gagnant... Arrêt à Pedrouzo pour un petit déjeuner matinal. Tout ici, des enseignes au devantures des magasins  rappelle que nous sommes sur "LE" chemin de Saint-Jacques et ici, visiblement, on vit du passage des pèlerins.  Et ce n'est plus une poignée de pèlerins comme sur le Camino del Norte... mais une horde de jeunes et moins jeunes au look différent de ceux "du Norte". Une plus grande fantaisie est au rendez-vous : du nounours qui accompagne la célèbre coquille au "vrai" bourdon de pèlerin, il semble que ces symboles ou ces attributs (c'est selon...) soient plus présents et importants sur le Camino francès. Sur le Norte, à part un sac à dos et parfois un discret coquillage, il est souvent difficile de faire la différence avec un 'vulgaire' randonneur....

L'entrée à Santiago de Compostella ne me fait pas la même impression qu'en 2008 lorsque j'avais parcouru la Via de la Plata & Sanabrès mais le chemin, son "esprit", les circonstances, les rencontres, les dynamiques... et moi-même sommes différents. Peut-être aussi une impression de "déjà vu" ou de déjà "vécu"... Certainement également le fait d'avoir marché moins avec moi-même et plus en groupe... Cela n'empêche, l'émotion est prenante en arrivant, en retrouvant aussi de "vieilles connaissances" perdues de vue depuis quelques jours ou semaines, un sentiment de chemin accompli, de traversée du désert peut-être aussi... Un mélange de beaucoup de choses difficilement discernables et descriptibles que (seuls) les pèlerins peuvent ressentir ici, sur cette place, face à la cathédrale; un sentiment difficilement explicable tant il est imprimé, non dans la tête, mais dans un corps en mouvement des semaines durant...

Je me passerai de "compostella" cette fois-ci, n'étant pas attaché au "symbole", au papier qui "confirme" que j'ai "fait" le chemin, compostella que je pourrais arborer fièrement à tous les incrédules... Ils n'auront qu'à lire mon blog ;-)

Abondance de touristes... J'ai comme un besoin d'air et de quiétude... Repas dans un resto à l'extérieur du centre-ville, mais pas de temps à perdre : il me reste quelques jours et ne souhaitant pas voir plus longtemps les hordes de touristes de Santiago, David et moi prenons le bus, direction Muxia... pour une journée de marche supplémentaire jusqu'à Fistera où je savourerai, outre la gastronomie galicienne, deux petites journées de repos...

FIN.

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