"Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin". L'expression est d'actualité car des conditions maussades accompagneront mes pas quasiment toute la journée. La pluie et la brume couvrent les paysages... Dans ces conditions, les paysages défilent sans même que je les visualise, la marche constituant alors l'unique objectif. Une marche solitaire, propice à l'introspection... Marcher, simplement marcher, marcher encore...

Auberge de Markina
L'auberge publique de Markina (donativo) ne possède que 28 lits et pas une place de plus ! Le 29ème et tous les autres n'auront qu'à aller voir ailleurs... Ces conditions sont, je trouve, particulièrement inéquitables pour les plus faibles, les éclopés et moins valides, les plus âgés... Il y a heureusement aussi des auberges privées mais celles-ci sont malheureusement plus onéreuses, de l'ordre de 15 € (voire 25 à 35 euros pour une pension ou un hôtel), un coût qui, à force de répétition, peut rapidement devenir prohibitif après un mois de marche, surtout pour les plus jeunes dont les bourses ne peuvent pas être déliées à l'infini... C'est ainsi qu'une certaine "concurrence" peut venir entacher l'esprit du chemin avec le principe du premier arrivé, premier servi... C'est d'ailleurs à la lecture d'un blog relatant ce type de comportement "humain" sur le Camino francès que j'avais décidé de ne pas faire ce chemin en 2008...

Markina
Qu'en sera-t-il au fil des jours sur le Camino del Norte ? L'avenir me le fera découvrir... Mais déjà, à l'heure du départ de l'étape, échaudés par les mauvaises expériences des premiers jours, les esprits commencent à être mobilisés sur ces questions : y aura-t-il de la place en arrivant à l'étape ? Et en arrivant à l'étape, ne vaudrait-il pas mieux réserver une place dans une auberge privée pour le lendemain, histoire de cheminer l'esprit léger ? La tentation est forte d'aller dans ce sens. Pour l'heure j'observe le phénomène et y résiste. Mais y résisterai-je longtemps ?...

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