Il ne pleut pas, il bruine ce matin… R.A.S. le matin, les paysages défilent, les pas sont rythmés comme un métronome, réguliers… jusqu’au moment d’arriver au bar  “La casa verde” à Salceda. Ce bar est un peu l’équivalent du Bar d’Elvis de Reliegos, mais dans une version féminine.

On y passe quelques heures, coincés par une météo exécrable… 
 
Ambiance musicale et dansante propice à boire quelques bières. Mais aussi de l’Orujo dont la première bouteille nous est offerte par la patronne des lieux. De 11h à 17h00, soit 6 heures sur place, les bouteilles d’Ojuro défilent, au moins 4 ou 5 d’après ce qu’on ma dit (je ne m’en souviens plus…). Le résultat est garantit : trou de mémoire de plus de 2 heures... Je suis réveillé vers 17h00 pour le départ… Je suis blême et néanmoins suffisamment lucide pour redémarrer... au contraire d'Eduardo, que nous devons soutenir pour faire les 8 (?) derniers km jusqu’à 0 Pedrouzo / O Pino. L’hospitaliera du gite municipal n’est pas vraiment surprise de nous voir arriver à cette heure-ci car, nous dit-elle, toutes les personnes qui arrivent à cette heure-ci… ont fait une halte prolongée à la Casa Verde ! Le chemin réserve parfois des surprises inattendues...

Jésus, parti avant nous… flairant le piège de l’alcool trop facilement ingurgité est finalement allé de l’avant, jusqu’à Monte do Gozo, quelques petits kilomètres avant Santiago, alors qu’il voulait faire une petite étape. Je regrette son choix… mais je dois me rappeler que “Cada uno su camino”, que chacun est libre de faire son chemin, indépendamment des autres pèlerins...

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