La routine est installée, départ matinal, à 7h00 sous un ciel étoilé. A la sortie du village, je retrouve un jeune catalan déjà croisé auparavant, la cheville en berne. Dans l’air du petit matin, les chemins sont tout anisés... Quelques km plus loin, une silhouette connue me rattrape : Eduardo, rejoint peu après par le catalan qui semble aller beaucoup mieux. Ce sont toujours les mêmes personnes que je croise; A croire que nous ne sommes que trois sur le Camino et que les autres seraient des turigrinos ;-)

Étape sans difficulté, le long des champs et des vignes. RAS, paysage pas moche mais pas superbe non plus… Une monotonie rompue par une voie et un pont romains sur quelques kilomètres… Encore une croix, un danois cette fois-ci, mort en chemin à l’âge de 76 ans…

Trois jeunes français font le chemin en sens inverse, pourquoi pas… On connaît les turigrinos (pseudo-pèlerin, plus touriste que pèlerin), les bicigrinos (à vélo)… Et quand un pèlerin est accompagné de son chien, peut-on parler de “perrogrinos” ? C’est le genre de pensées qui me font sourire tout en cheminant… 

Estella, l’étape du jour après 23 km. Quelques belles églises et maisons, certes, mais Estella est une ville dont on fait vite le tour… L’après-midi défile, comme les bières que nous nous enfilons Eduardo, Jean-Michel et moi. 

Cette nuit, je privilégie l’Albergue Parroquial Donativo.
  • Point + : l’accueil par les hospitaliers.
  • Point - : une seule douche… mais je le constaterai encore à d’autres occasions, c’est loin d’être la seule auberge dans le cas.




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