Cap sur Cañaveral aujourd'hui ! Au lever, le temps n'est pas au beau fixe, il pleut ! Départ postposé... Un cafe con leche en attendant ! Une accalmie se profile à l'horizon de ce que peut être l'horizon vue d'un pilier de bar... Je démarre. En chemin, les averses reprennent, une pluie suffisamment drue que pour m'imbiber après quelques kilomètres. Le poncho sera donc de la partie une partie de la matinée. Enfin des sentiers de terre et de gravier et pas du bitume ! Le chemin, bordé de murs de pierre, sillonne des plateaux qui offrent bientôt une vue sur l'Embalse (lac de barrage) de Jose Maria Oriol et sur les 5 kilomètres de route que je devrai encore me farcir. Deux ponts à traverser au-dessus du Rio Almonte et Rio Tajo et je retrouve les sentiers...

Je croise en chemin des bousiers en train d'acheminer de petites crottes de lapin. Plus loin, je dépasse Angel qui se repose au bord de la route. Le Camino, c'est aussi une histoire d'horaires et de rythmes... C'est l'histoire du lièvre et de la tortue, mais revisitée...

Comme à son habitude, Angel est parti le premier, aux petites heures fraîches du matin. Quand on le voit de loin, il a l'air de flâner, de se promener, d'un pas nonchalant, sans se presser, sans se stresser... D'un autre côté, il y a les 2 jeunes suisses, partis les derniers du refuge. Je les vois derrière moi, peu après le barrage, dans un tournant de chemin. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils sont là, dans mon dos et me dépassent d'un pas sûr et rapide.

Eux, ce sont les Formule 1 du Camino. Ils me font penser au "Bip bip" du dessin animé qui laisse traîner un nuage de poussière derrière lui... La vingtaine, allure svelte, cheveux bouclés sous leur casquette, corps bronzés, muscles lustrés... les deux frères doivent faire fondre plus d'une pèlerine sur le chemin...

De morale, il n'y en a pas, le lièvre l'emporte toujours ! ;-) Mais sur le Camino, ces comparaisons n'ont pas de raison d'être car à chacun son chemin !

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