A travers forêts et fougères, le GR descend vers le village de Borce. Descente interminable… qui n’est pas de nature à « réparer » mes pieds. Dans ce village, l’architecture a été mise en valeur par des panneaux didactiques. C’est ainsi qu’on apprend que les hommes du village avaient installé naguère un banc en face du lavoir communal… histoire de reluquer les jambes des jeunes et jolies lavandières à l'ouvrage ! Village très agréable avec de nombreux gîtes (dont 1 Panda)... Il mériterait que je m'y attarde mais l’appel du petit déjeuner étant plus fort, mes pas m’entrainent plus bas, dans la vallée, au bar-magasin du village d’Etsaut.

A quelques km du village, le GR se poursuit par le chemin de la Mâture qui a été creusé dans la montagne au milieu du XVIII ème siècle afin de permettre l'acheminement, depuis le Bois du Pacq situé à 1500m d'altitude, des futurs mâts des vaisseaux de la Marine Royale. Impressionnant et certains diront, vertigineux. Des buissons de buis au bord des falaises créent heureusement un écran qui minimise l’appel du vide. Beaucoup de monde sur le chemin ce samedi : des marcheurs, des alpinistes…

Près de 1600 m de dénivelés m'attendent aujourd'hui entre Etsaut (597 m) et le Col d’Ayous (2185 m). Ce tronçon du GR traverse tous les étages de végétation montagnards depuis l'étage collinéen (collines) jusqu'à l'étage alpin. Dans la montée, interminable, de belles prairies fleuries d’Iris bleus et de Lys martagon...




A l’entrée du Parc naturel des Pyrénées marqué par des têtes d'isards peintes sur les rochers, une cabane - Cabane de la Baigt-de-Saint-Cours - a été aménagée en refuge sommaire pour les randonneurs : une table et un plancher pour loger 2 à 4 personnes. Seul regret, pas de point d'eau potable à proximité, car ma soif est insatiable cet après-midi... Je soupçonne le saucisson, trop salé, d'y être pour quelque chose. Mes gourdes se vident rapidement… et ma soif n'est toujours pas rassasiée. Pas de sources à l’horizon et des vaches broutent partout dans les prés… Et, horreur, j’ai omis d’acheter du micropur avant de partir ! J’évite donc de boire l’eau de la rivière, pourtant limpide...




L’eau devient rapidement une obsession dans ma tête…Enfin, j'arrive au Col d’Ayous ! En contrebas, le lac, le refuge… et un robinet d’eau fraîche. Jamais je n’aurai autant apprécié le goût de l’eau !

Pas mal de personnes bivouaquent ce samedi au bord du lac. Il règne une ambiance de plage... avec le sable en moins. Aussi, pour être au calme, j’installe ma tente à l’opposé du refuge. L’eau du lac est froide sans être glaciale mais le courage me manque toujours pour y faire un plongeon. 1600 m de dénivelés positifs, près de 9 heures de marche, je suis fourbu…

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Commentaires : 1
  • #1

    Patrice83 (lundi, 29 août 2016 17:51)

    le 10/08/2016, après avoir franchi le pont à l'entrée d'Estaut, en face vous avez un point d'eau et à droite un sentier le long du torrent ou vous avez la possibilité d'un bivouac discret à l'extrémité du sentier
    Cabane de la Baigt-de-Saint-Cours, sympa, propre, poêle, scie, hache, table, banc, mezzanine avec un matelas, eau au torrent.