5H30, je me réveille naturellement… Je me souviens avoir entendu cette nuit des alytes (crapauds accoucheurs) et, ce matin, un chevalier culblanc. Est-ce l’effet du gel, mais mes pieds me font moins mal que hier. Mais c’est toujours pas la super grande forme; je me sens très fatigué, un signe ne trompe pas : mes chaussures buttent sur toutes les pierres du chemin.





La descente du Col de Madamète mène à un lac superbe, l’un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir durant ce voyage : le Lac d’Aumar. Une eau transparente et cristalline, on s’y baignerait si elle n’était pas si froide. Épuisé, je ne retiens pas grand chose de cette journée où j’ai marché « au radar »… Deux heures avant d’arriver au col, le Pla de Castillon, mes pieds me font de nouveau souffrir et la dernière descente, pour atteindre le col, est un véritable enfer. J’en arrive maintenant à vouloir arrêter de randonner. Encore 9 heures de marche aujourd’hui… Je me rends bien compte que c’est trop… et que je ne devrais pas dépasser les 7 heures.

Vers 18h00, la brume envahit les sommets mais « mon » col résiste. Curieusement, il devient le lieu de chasse des martinets noirs qui y font des loopings. 19h35, les martinets disparaissent… en même temps que réapparaît la brume...

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