Aujourd’hui, je décide de partir tôt, très tôt, pour marcher durant les heures fraîches du matin. A 8h00, j’arrive à Sare où je prends un café au lait qui me fait disparaître un mal de tête naissant. Caféine, quand tu nous tiens... C'est jour de marché sur la place du village. Le fromage de brebis me fait de l’œil et je ne résiste pas… Contrairement à la veille, je me sens en pleine forme et redémarre d’un bon pas.

Le balisage du GR 10 n’est pas toujours au top, je pourrai m'en rendre compte à plusieurs reprises. Ainsi, à la sortie de Sare, je ne retrouve plus les balises rouges et blanches caractéristiques. Je croise par contre des marques de couleur « rouge-orange ketchup » que je suis. Mal m’en prend… Après 2 km, tenaillé par le doute, je sors mon topo-guide et ma boussole. Je me rends compte de mon erreur : je marche vers le nord au lieu d’aller vers l’est.
Deux résolutions à ce stade-ci de la randonnée :
1. Toujours suivre les marques rouge-blanc du GR !
2. A défaut de marquage, ne pas vouloir avancer trop vite. Essayer de retrouver la direction générale avec le topo-guide et la boussole.


De Sare à Ainhoa, les dénivelés ne sont pas très importants et la marche se fait en grande partie à l’ombre de grands arbres au bord d’une rivière. Ainhoa est renseigné comme l’un des plus beaux villages de France. Oui, sans aucun doute, les maisons ont un cachet certain mais, alignées le long de la route, je trouve que le village manque de charme et surtout de quiétude. Je lui préfère Sare avec sa petite place sympa et son marché matinal…

L'eau potable est un aspect à ne pas négliger en randonnée. En ce début de voyage, j’ai un peu de mal à doser la quantité que je dois porter pour être autonome, les sources n’étant pas toujours renseignées dans le topo-guide. A Ainhoa , je fais le plein. Prudent, je porte aujourd’hui… 4,5 l en prévision de la montée. Pas vraiment nécessaire en définitive car je constaterai à plusieurs reprises aujourd'hui que le chemin côtoie des sources ou des fontaines.


La météo est en train de changer... Coups de tonnerre au loin… Le ciel couvert semble annoncer la pluie… Avantage de la situation : le soleil en grande partie voilé et un léger vent frais rendent la randonnée plus agréable. Je me sens en forme pour marcher, je continue… Le chemin grimpe, direction le Col des Trois-Croix. Mes pieds et mes épaules me font encore mal mais le reste suit. Mes jambes commencent déjà à s’habituer aux longues montées.

Je décide d’atteindre mon objectif fixé ce matin, le col de Mehatche (situé à 2h30 avant Bidarray). Un choix qui s'avère judicieux car au col, de belles zones de pelouses plates surplombent la vallée mais surtout, il y a une maisonnette avec un porche accueillant sous lequel je passerai la nuit. Et, grand luxe, une source d'eau à une vingtaine de mètres en amont de la maison où je pourrai me décrasser. Passées les 10 premières secondes de "souffrance", l’eau froide est un délice revigorant. La présence d'un point d’eau deviendra progressivement une condition essentielle pour bivouaquer, histoire d’éliminer la sueur après une journée de rando.

Ce soir je suis tout courbaturé, il faut dire qu’aujourd’hui j’ai marché... 11 heures !

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