Village d'Olbier
Départ du camping d’Auzat vers 8h30. Retour en arrière sur quelques centaines de mètres vers les usines à l’entrée du village. Un chemin balisé de « ronds jaunes » (« Hors GR » dans le topoguide) passe par les charmants hameaux d’Olbier et Goulier où nous retombons sur le GR10. Aujourd’hui, c’est le grand retour du ciel bleu et du soleil qui donnent du mouvement à nos pas jusqu’à la tombée de la nuit. Est-ce une impression mais le climat devient plus méditerranéen au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers Mérens et les portes de l’Ariège ? Pour « preuve », deux couleuvres de l’espèce verte et jaune (Hierophis viridiflavus) filent à toute vitesse le long du chemin à l’approche de mes pas.




Fabrice et Nina du petit gîte de Siguer

Après environ 6h30 heures de marche, le village de Siguer (740 m) est en vue. Nous rejoignons le « petit gîte » où nous sommes accueillis par Fabrice et sa fille Nina. Chaleureusement recommandé par Gilla du gîte dEsbints, ce gîte consacre une philosophie de vie où simplicité rime avec confiance. Vous pouvez donner en fonction de votre budget pour manger et/ou passer la nuit ici. Une situation, m’explique Nina, qui fonctionnait bien l’année dernière et qui a un plus de mal à se mettre en place à présent, les randonneurs étant peut-être trop habitués à payer selon un tarif affiché. Aussi, si vous êtes dans cette catégorie, sachez que le tarif moyen pratiqué par les gîtes pyrénéens pour la demi-pension avec logement avoisine - en 2011 - les 30 à 35 euros. À bon entendeur...
 
Passez la porte du gîte et asseyez-vous à la table pour déguster le délicieux sirop de menthe maison de Nina qui, à la lecture du livre d’or, s’avère être aussi une excellente cuisinière. Et ce n’est pas nos deux sexagénaires anglais - Jane et Robert - que nous retrouvons ici en train de manger un savoureux taboulé - merguez qui me démentiront ! S’asseoir à cette table, c’est prendre le risque de ne plus démarrer. Cela ne m’aurait pas déplu, mais il est à peine 15h et deux heures de marche supplémentaires ne seront pas superflues si nous voulons atteindre, comme souhaité, le Col de Gamel (1390 m) et ainsi rendre l’étape du lendemain plus confortable.
Il faut bien deux heures, deux longues heures pour atteindre ce col. Couverts d’herbes hautes et de genêts dans des terrains défoncés par les vaches, les terrains plats y sont une denrée rarissime ! C’est donc sur le « chemin horizontal vers la source », renseigné dans le topoguide que je planterai ma tente. Peu visible à cause des fougères, il présente de nombreuses zones planes. Contrastant avec les jours précédents, le soleil nous inonde de ses rayons chauds jusqu’à ce qu’il passe de l’autre côté de la montagne.

Coucher de soleil au col de Gamel
Jane et Robert qui nous rejoignent un peu plus tard plantent aussi leur tente au col. Je découvrirai que derrière le plantigrade du GR10 dont j’ai suivi durant deux jours les traces dans la boue se cachait Robert chaussé de sandales bien particulières !
 
Bon à savoir :
        Pas d’eau entre Goulier et Siguer.
        Source d’eau au col de Gamel (renseigné dans le topoguide) : emprunter sur plusieurs centaines de mètres un chemin très peu visible, au SE, derrière la zone à fougères. Peu de zones plates au col : possibilité de planter la tente au début de ce chemin.
        Refuge au Col de Grail (mais, attention, ouvert uniquement pour des groupes organisés qui font une demande préalable !). Tables de pique-nique à l’extérieur mais pas d’eau.
        Fabrice du « petit gîte de Siguer » propose à ceux qui le souhaitent un service de ravitaillement à la cabane de Clarans (et éventuellement à la cabane de Courtal Marti). Infos : Fabrice Scheffer - http://petitgitesiguer.fr/

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