Aujourd’hui, lever plus matinal, soit à 6h30, histoire d’arriver à Mantet vers 8h00 pour petit-déjeuner dans un gîte. Petit-déjeuner royal au gîte à la ferme Cazenove où pour la première fois depuis le gîte d’Esbints, j’ai droit à de savoureuses confitures maison : abricots, figues, oranges... J’y retrouve un joyeux groupe de randonneurs croisé la veille à hauteur de la cabane de l’Alemany. Ils font partie des Randonnades et sont plus rigolos et extravertis les uns que les autres. Les étapes étant calquées sur les gîtes et les refuges de la région, je les croiserai à nouveau en soirée au Refuge de Mariailles et quelques jours suivants.

Mantet

Bourdon capturé par une araignée
Py comme Mantet sont de charmants petits villages en pierre du pays. Mon chemin croise aussi celui de Jean-François, ancien agriculteur bordelais, sourcier et géobiologue, et fin connaisseur du GR10 et GR11 dont il n’est pas à la première traversée. Nous papotons ensemble une bonne demi-heure sur la transformation que la marche au long cours opère sur le randonneur, sur le « hasard » et le pouvoir de la pensée. Ainsi il m’explique par exemple avoir pensé un jour à une vipère... et en avoir vu deux en train de s’accoupler, une demi-heure plus tard, au beau milieu d’un sentier. J’effectuerai moi-même l’expérience du « pouvoir de la pensée » peu après Py en maraudant des prunes à la belle robe noire en bordure d’une route surplombant un fossé. Tout en poussant toujours plus loin la cueillette au bout des branches, je me dis subitement « Faudrait pas que je tombe dans le fossé ». La pensée devança l’action : une fraction de seconde plus tard, je me retrouvai au pied des buissons, après une culbute avant de deux mètres... Plus de peur que de mal, la prochaine fois, je penserai « positif ».
Tour de Goa au loin

Coca équitable !
À Mantet déjà, j’avais pu constater la présence de nombreux fruitiers, en particulier des pommiers. Py semble être le village des fruits avec la présence partout des pommiers, poiriers, mirabelliers, reine-claudiers... dont je ferai bombance. La végétation change encore et aux pins s’ajoutent des frênes et des alisiers, avec des montagnes plus basses, plus dénudées... Au Col de Jou (1125 m), deux heures après Py, je rentre dans le massif du Canigou, comme l’indique un panneau d’information. Belle vue sur plusieurs chaînes de montagnes dont une surplombée de la tour de Goa. Construite au 13ème siècle, cette tour cylindrique a un rôle défensif. En cas de danger, les guetteurs faisaient sur le toit plat un feu que les autres tours de la région relayaient.
Pentes douces et replats le long de sortes de « levada » (canaux transportant de l’eau de la montagne vers les cultures) se succèdent, 1h40 de montée forestière pour arriver au pied d’une colline herbeuse où crèche le refuge de Mariailles. De sa terrasse, superbe vue sur le sommet du Canigou que je compte gravir demain... dans une ambiance musicale avec Marie à la guitare :

Vue sur le sommet du Canigou depuis le refuge de Mariailles
Je trouve quelques m² de plat, 100 m derrière le refuge... Pas de ruisseau dans les environs immédiats: mes deux bouteilles remplies au robinet d’eau à côté du refuge seront suffisantes pour me donner une nouvelle propreté. En soirée, souper convivial avec le groupe des Randonnades, dodo...
Bon à savoir :
        Pas de source d’eau en dehors des villages

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