Le Col de la Creu de Mayans offre une vision panoramique à 360°. Au détour d’un chemin, un renard sursaute en m’apercevant et détale comme un lièvre face au prédateur en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Du col, une longue et lente descente s’annonce à travers les pins. Mes pensées sont ailleurs, je ne vois ni le temps passer ni les chemins défiler.
Il m’aura fallu un peu plus de 5 heures de marche pour enfiler les km qui séparent mon aire de bivouac d’un soir à Puigcerdá, première ville d’importance que je rencontre depuis 10 jours et qui sera mon étape du jour. Ma marche devient plus aisée car, comparé aux premiers jours, mon sac à dos est maintenant considérablement allégé. La présence de plus en plus fréquente de fontaines me permet d’abandonner les 3 litres d’eau de réserve que je portais auparavant et au moins 1 kg de nourriture. C’est une évidence, des mesures s’imposent à l’avenir pour marcher plus léger !


Le vieux Puigcerdá, perché au sommet d’une colline, m’accueille en prenant un funiculaire urbain face à la gare ferroviaire. Il est passé midi. Direction la Casa Alfonso dans la Calle España, une pension bon marché (20 euros) que m’ont renseignée Patrick et Michel. Ce n’est pas le Hilton mais à ce prix que demander de plus qu’un lit propre et une douche sans poils de c… Et en prime il y a une télévision avec des émissions et des séries plus inintéressantes les unes que les autres… Priorité, prendre un douche et faire une lessive ! Et l’après-midi : farniente et courses en ville. Damned ! Moi qui me réjouissais d’arriver un jour de semaine pour effectuer mes emplettes, je découvre que les magasins sont fermés le lundi car ouverts le dimanche. Grrr… Heureusement, les supermarchés ne ferment pas leurs portes. En attendant, je m’enfile un menu del dia à 8,5 euros comprenant une salade mixte, des côtelettes d’agneau, du vin à volonté et un dessert. Qui dit mieux ?

16h00, je me rends à la Bibliothèque pour me connecter à Internet. RAS en 10 jours, le monde n’a pas bougé d’un poil… Et ce soir, soirée télé pour entretenir mon espagnol accompagnée de vin, d’une cargaison d’olives et de chipirones rellenos… Rien de bien intelligent ce soir à la télé, mais cela, je le savais…

Bon à savoir : Il y a à Puigcerdá une gare internationale (train, bus). Bon point d’arrivée pour ceux qui voudraient commencer le GR 11 ici.

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