5h30, le réveil sonne. Et l’orage gronde, de manière insistante. Je me recouche jusqu’à 8h00, l’heure du petit-déjeuner que je ne pensais pas prendre en partant à l’aube. Mais l’orage aura raison. Je me sens fatigué, je me regarde dans le miroir : j’ai des poches sous les yeux grandes comme des sacs de billes ! A l’horizon de ma terrasse, une lueur d’espoir apparaît : un coin de ciel bleu progresse vers moi. C’est bon signe.

Il est près de 9h00 quand je démarre pour une longue montée de 2h00 pour atteindre le Col d’Ordino (1980 m) avant de poursuivre par une descente vers Arans (1300 m). Les paysages traversés sont essentiellement forestiers, des forêts de pins qui, avec la pluie, dégagent une forte odeur d’humus.

A Arans, le temps est en train de changer : de gros nuages sombres se bataillent le ciel bleu. Après avoir grignoté un morceau de pain, je me décide à me réfugier dans un restaurant au bord de la route. Je me prends un café lorsque les premières gouttes de pluie commencent à tomber. Je crains le pire pour la suite. Et mon intuition ne me trompe pas : une demi-heure plus tard, c’est le déluge, l’orage gronde, il grêle, il pleut des cordes… La totale ! Et ainsi, une heure durant.

Je profite d’une éclaircie pour redémarrer, direction le Col de les Cases (1958 m), soit un dénivelé de 600 mètres qui m’attend par un chemin rectiligne à 45° qui file droit vers le sommet. Mais le combat entre les nuages s’avère de plus en plus incertain et je me décide, vu la couleur du ciel, à planter ma tente sur un replat forestier dans la pente. Demain, je quitterai Andorre mais déjà je garde comme souvenir de ce pays le bruit omniprésent des voitures qui résonnent dans les vallées… Demain, je l’espère, sera plus calme.

Bon à savoir : Le tronçon andorran du GR 11 entre Encamp et Arinsal est bruyant et ne présente pas de grand intérêt paysager. Aussi, si vous êtes pressé par le temps, autant prendre un bus, un taxi ou faire du stop entre ces deux lieux.

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