Lever 6h00, départ 7h00, en même temps que mes deux compagnons d’un soir, mais dans des directions opposées. Il faut très peu de temps pour que le GR se faufile à travers les falaises calcaires aux parois abruptes. Tout autour d’Aniol les paysages sont époustouflants. La Quera, Coll de Talaixa, Can Vaquer… les kilomètres défilent. Si mes pieds ne sont toujours pas en très grande forme, après une semaine, je m’habitue à la douleur qui devient mon compagnon d’infortune. Je rêve du cerisier ployant de ses fruits dont Michel m’a parlé et qui se trouve à mi-distance, à coté d’un mas abandonné. Premier mas, de beaux cerisiers… vides de fruits. Ce mas en ruine attire mon regard. Je le trouve très esthétique et j’en fais quelques photos à travers les fenêtres en état de délabrement. Mais j’y entends aussi des bruits de mouvement presque humains et des cailloux qui tombent… Tout à coup une tête apparaît à travers la fenêtre. Pas celle d’un homo-sapiens mais celle d’une « face de bouc » au pelage chamois café crème. Il se trouve dans l’enceinte du vieux mas en ruine. Je veux le prendre en photo mais il détale comme une gazelle effarouchée. Si cela n’en est pas un, cela ressemble à un jeune bouquetin. J’en verrai 3 ou 4 autres détaler et se faufiler sous les taillis de la colline… Chemin faisant, j’arrive au merisier qui porte en effet de beaux fruits dont je fais bombance. Les cerises sont de petite taille mais sucrées. La dernière ligne droite le long de route m’achève avant d’arriver au joli village de Beget. Aujourd’hui, c’est décidé, je me fais un resto. Le premier, sur la place, me semble un peu « chicos » et sans ombre. Je poursuis et arrive à un second qui offre une terrasse couverte avec vue sur la vallée. A mon menu, salade mixte et côtelettes d’agneau. Accompagnées de frites qui ressemblent plus à des allumettes… Cette pause aura fait du bien à mes pieds et je poursuis ma marche durant deux heures par un sentier qui grimpe sur les collines. J’arrive ainsi au Moli d’En Sorolla renseigné dans mon guide, un ancien moulin et quelques habitations en cours de restauration. Et pas une âme qui vive… Une prairie accueillera ma tente… et le ruisseau mes ablutions. Malheureusement il y a une abondance de tiques minuscules. Trop tard pour décamper…

Bon à savoir : le topoguide renseigne deux hôtels et des restaurants à Beget. A noter qu’il y a aussi une « tienda » qui vend des produits du terroir (fromages, saucissons…).

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